Le  Club  des  Hommes  d’Affaires  Musulmans  de  Côte  d’Ivoire (CHAMCI)  est  particulier  dans  son  système  d’organisation  et  de fonctionnement.  Pour  s’imprégner  de  ce  système,  le  Secrétaire général  à  l’organisation  du  club,  Ousmane  Doukouré  nous  édifie sur  l’essentiel.

 

Comment fonctionne  le  CHAMCI?

Nous  avons  à  la  base  des  commissions de travail.  Il  y  a  les  commissions  juridique et administrative, finance et ainsi que  la  fondation CHAMCI. Les chefs  de  projet  ont déjà  été  nommés.

Le CHAMCI ne travaille pas pour aujourd’hui mais pour demain

Au-dessus  de  tous, il  y  a  deux  organes clés qui sont importants  à  savoir  le  conseil d’administration  qui  définit  les  grands axes  opérationnels  et  fixe  les  objectifs.  Il y  a  enfin  le  collège  des  sages investissement, mobilisation des ressources,  formation  et  éducation, sociale  et  confessionnelle,  études  et projets,  communication  et  relation publique,  infrastructure  et  patrimoine.  Le CHAMCI  touche  à  presque  tous  les domaines.  Ces  domaines  intéressent non  seulement  le  CHAMCI  mais  aussi  la communauté musulmane. Le rôle de ces commissions  consiste  à  permettre  aux membres  de  travailler  ensemble  et  de faire  valoir  ou  partager  leurs  expériences professionnelles.  Par  rapport  à  leurs expériences,  on  les  met  dans  des commissions.

Il s’agit d’un rassemblement de  compétences diverses.  Nous  avons  le  Bureau  Exécutif qui  regroupe  des  anciens  membres  du club  qui  maîtrisent  la  philosophie  de l’organisation.  Ils  sont  chargés  de traduire  en  acte  les  réflexions  des commissions  et  les  directives  du  collège des  sages.  Le  Bureau  exécutif  est l’organe  opérationnel  du  club.

Le rôle de ces commissions consiste à permettre aux membres de travailler ensemble et de faire valoir ou partager leurs expériences professionnelles.

Nous avons  un  Président,  deux  Vice-présidents,  un  Secrétaire  général  et  deux adjoints,  un  trésorier  général  et  deux adjoints.  Nous  avons  même té un contrôleur  budgétaire  pour  être  sûr  que les  dépenses  sont  respectées.    Nous sommes  en  Afrique  et  les  affaires sociales  sont  très  importantes.  Nous avons  un  trésorier  général  et  deux adjoints  et  un  contrôleur  général  qui  doit s’assurer  si  chacun  fait  le  travail  qui  lui est  confié.  Il  doit  faire  le  point  des activités  de  chacun  chaque  mois.  Il rencontre  les  uns  et  les  autres  pour savoir  quelles  sont  les  difficultés rencontrées,  les  suggestions,  etc.,  afin  de voir  s’il  y  a  des  rectificatifs  à  faire.  Il  y  a  le conseil  spirituel  qui  entretient  les membres  sur  le  maintien  de  leur  Foi.  Il  y a  le  médiateur  général.  On  ne  peut pas réunir  un  monde  sans  qu’il  y  ait  des frustrations  par  moment.  Son  rôle  est  de faire  en  sorte  qu’il  y  ait  moins  de frustrations  possibles.  Nous  avons  des structures  opérationnelles.  Ce  sont  des départements  qui  ont  été  créés  et  qui sont  opérationnels.  Ils  disposent également  d’une  autonomie.  Il  s’agit  du fonds  de  garantie,  du  fonds  de  solidarité et  du  fonds  d’investissement.  Il  y  a  les chefs  de  projets  qui  sont  chargés  de conduire  les  projets  jusqu’à  ce  qu’ils soient  opérationnels.  Nous  envisageons la  mise  en  place  du  fonds  CHAMCI pèlerinage,  la  banque  islamique  de  Côte d’Ivoire,  la  microfinance  islamique,  le groupe  scolaire  musulman,  le  siège  club house,  le  prix  d’excellence  CHAMCI, l’institut musulman  de  la  finance alternative ainsi que  la  fondation CHAMCI.

Il y a le conseil spirituel qui entretient les membres sur le maintien de leur Foi. Il y a le médiateur général.

Les chefs  de  projet  ont déjà  été  nommés. Au-dessus  de  tous, il  y  a  deux  organes clés qui sont importants  à  savoir  le  conseil d’administration  qui  définit  les  grands axes  opérationnels  et  fixe  les  objectifs.  Il y  a  enfin  le  collège  des  sages qui  est  l’organe  suprême de l’association. Ce  sont  des  personnes  qui  ont  créé  le club  depuis  10  ou  12  ans.  Ce  sont  elles qui  définissent  la  philosophie  du  club. Pour  être  membre  du  comité  exécutif,  il faut  avoir  fait  au  moins  3  ans  dans  le club.  Mais  de  façon  exceptionnelle,  on peut  prendre  des personnes qui viennent d’arriver  au  club.

Quels  est  le  rôle  de  chaque  structure ?

Je  réitère  en  précisant  que  le  collège  des sages est suprême  du  système.  Les  membres  de cet  organe  définissent  la  philosophie  du club,  déterminent  sa  mission  et  le  conseil d’administration  définit  les  missions  du Bureau  exécutif.  Le  collège  des  sages regroupe  ceux  qui  ont  créé  le  club  et  ont choisi  le  doyen  Ladji  Karamoko  comme leur  responsable.  Le  Bureau  exécutif  se charge  de  les  traduire  en  acte  et  fait  le retour  au  conseil  des  sages  et  au  conseil d’administration.  Les  membres  du Bureau  exécutif  sont  désignés  par  le Président  élu  à  l’assemblée  générale convoquée  par  le  conseil  des  sages  et  le conseil  d’administration.  Il  propose  les membres  de  son  Bureau  et  le  conseil des  sages  examine  le  dossier  avant adoption.

Comment  se  fait  l’animation  du  club avec  les  compétences ?

Quand  un  club  comme  le  CHAMCI  a autant  de  compétences  d’horizons diverses,  il  faut  pourvoir  les  entretenir  afin de  les  intéresser  au  club.  Nous organisons  des  déjeuner-débats  autour du  thème  de  «  L’importance  du  sukuk dans  le  financement  de  l’économie ivoirienne  »  où  les  experts  de  la  banque viennent  expliquer  le  mécanisme  de fonctionnement  de  la  banque.  Ainsi,  on comprend  comment  les  marchés économiques  sont  lancés,  comment souscrire  aux  emprunts  qui  sont  lancés, maîtriser  le  système  de  cotation  à  la bourse.  Nous  avons  les  séances  de formation  sur  l’art  des  affaires  et  la formation  spirituelle.

Il  y  a  les  déjeuner débats  publics  au  niveau  des sympathisants.  Il  y  a  la  visite  de  terrains. Il  y  a  les  réunions  mensuelles  au  niveau du  comité  exécutif.  Il  y  a  les  réunions trimestrielles  et  les  réunions  du  collège des  sages.  Il  y  a  des  réunions  au  niveau de  toutes  les  structures  du  club.  Nous avons  également  l’assemblée  générale pour  voir  l’évolution  du  club  et  si  possible apporter  des  mesures  correctives.

Quelles  sont  les  ressources  du CHAMCI?

Les  ressources  du  CHAMCI  sont  de plusieurs  ordres.  Mais,  les  ressources principales,  ce  sont  les  adhésions,  les cotisations  mensuelles.  Les  membres  du CHAMCI sont  tellement  généreux  qu’on reçoit  aussi  des  dons,  la  zakat  et  bientôt le  waqf.

Comment sont financés les projets du CHAMCI ?

Les  projets  sont  financés  de  deux manières.  Soit,  il  s’agit  d’un  financement direct  du  club  ou  d’un  membre.

Comment  sont  choisis  les  projets  du CHAMCI ?

Les  commissions  travaillent  sur  les projets  et  les  proposent  au comité  exécutif  qui  se  charge  de  les soumettre  à  l’appréciation  du  collège  des sages.  Lors  d’une  assemblée,  les décisions  sont  prises  après  observation. Ces  décisions  sont  renvoyées  au  comité exécutif  pour  exécution.

Quels  sont  les  critères  de financement  des  projets ?

Pour  pouvoir  financer  un  projet,  on  se pose  quatre  questions  fondamentales. Quel  est  l’impact  du  financement    de projet  sur  les  membres,  sur  le  club,  sur  la communauté et sur le pays ?

Une fois les quatre  conditions  remplies,  le  projet  peut être  adopté.

Les projets seront fiancés d’ abord par le CHAMCI lui-même. C’est pour cela, au club, on a créé le fonds de garantie et le  fonds d’investissement.

 

Quels  sont  les autres projets du CHAMCI?

Au  CHAMCI,  nous  sommes  très ambitieux  en  même  temps  réalistes. Nous  devons  réfléchir  sans  limite.  Vous savez  que  Jules  vernes  a  parlé  de l’homme sur la lune des siècles avant. Au niveau  du  club,  nous  pensons  à beaucoup  de  projets.  Mais,  nous  avons les  priorités.  Au  niveau  spirituel,  dans toute  la  Côte  d’Ivoire,  il  n’y  a  presque  pas un  seul  centre  de  retraite  spirituelle  pour les  musulmans.  La  vie  urbaine  est  telle que  les  hommes  d’affaires  ont  besoin d’avoir  un  lieu  paisible  et  calme  pour méditer  auprès  de  Dieu  afin  de  se ressourcer.  Une  organisation  comme  le CHAMCI  ne  doit  pas  avoir  un  simple siège  mais  un  vrai  club  house  où  il  y  a des  salles  de  réunion,  des  salles  de mariage,  des  piscines,  un  lieu  de  retraite spirituelle,  etc.    Sur  le  plan  de  l’éducation, il  y  a  tellement  de  choses  à  faire  au  point qu’on  ne sait même pas ce qu’il faut faire. Vous  ne  pouvez  pas  avoir  une communauté  de  près  de  11  millions  de personnes  sans  avoir  un  système d’éducation  nationale  qui  s’étend  sur toute  la  Côte  d’Ivoire.

La présence d’une école musulmane en Côte d’ Ivoire, n’est pas seulement que pour les musulmans. Mais, c’est l’apport d’une partie de la population à l’ éducation des enfants de la nation.

Nous  voulons mettre  en  place  un  groupe  scolaire  qui respecte  le  programme  national  et  qui est  parmi  les  écoles  d’excellence.  La présence  d’une  école  musulmane  en Côte  d’Ivoire,  n’est  pas  seulement  que pour  les  musulmans.  Mais,  c’est  l’apport d’une  partie  de  la  population  à l’éducation  des  enfants  de  la  nation.    Les écoles  catholiques  et  protestante éduquent  les  élèves  et  emploient  des enseignants  musulmans.  Nous  devons aussi  apporter  notre  contribution  dans cette  offre  de  l’éducation  nationale.  Ce n’est pas  seulement  pour  les musulmans, mais c’est un devoir national et  civique.  Nous  essayerons  de  lancer dans  un  premier  temps  un  Lycée  de jeunes  filles  avec  internat.  Imaginez-vous votre  femme  ayant  la  maîtrise  du  Coran et  des  hadiths,  les  enfants  n’auront  pas de  problèmes.

Nous  avons  eu  plusieurs  tentatives  de création  dont  l’université  musulmane moderne  mais  comme  le  projet  n’a  pas été  monté  avec les  hommes d’affaires,  le projet  n’est  pas  allé  loin.  Mais,  il  y  a  un potentiel.  Il  y  a  au  moins  un  million d’enfants  dans  les  écoles  médersas.  Si ces  enfants  n’ont    pas  de  débouchés, qu’est-ce  qui  va  se  passer;  Quand  ils  ont le  BAC arabe,  ils  vont  en  Lybie,  en  Syrie, en  Jordanie,  Arabie  saoudite,  en  Iran  ou en Afghanistan.  Ils  nous  reviennent  avec une culture  différente.

Que  faut-il  faire ?

Il est  donc  nécessaire  pour  nous  d’avoir une  université  qui  accueille  les  enfants, qui  les  forme  et  qui  valorise  notre  culture. Sinon  on  peut  avoir  des  gens  qui  ont  des diplômes,  qui  sont  marginalisés  et agiront  d’une  autre  manière.  Sur  le  plan «éducatif,  nous  avons des défis à relever.

Nous  ne  disons  pas  que  le  CHAMCI  va réaliser  tout  cela,  mais  nous  apporterons notre  contribution.  Le  troisième  axe  qui nous intéressera, renforcement des concerne les capacités communautaires.  Nous  avons  peut-être 10.000  Mosquées  en  Côte  d’Ivoire  et 5.000  associations  musulmanes.

 

Parmi ces  entités,  combien  d’entre  elles  sont bien  gérées ?  Quelles  sont  celles  qui sont  gérées  dans  la  transparence ? Quelles  sont  celles  qui  ont  une comptabilité  correcte ?    Combien  d’entre elles  s’occupent  de  la  prise  en  charge effective  des  Imams  qui  font  les  prières dans  les  Mosquées ? Quelles sont  celles dont  les  employés  sont  inscrits  à  la CNPS ?

 

Nous  allons  instaurer  un concours  dénommé  ‘‘le  prix  de l’excellence du management communautaire’’.  Nous  allons  primer  les communautés  qui  chaque  année, publient  le  bilan  financier  de  leurs activités.  Nous  encouragerons  les communautés,  les  Mosquées  où l’hygiène  est  respectée.  Il  faut  tenir compte  du  respect  de  l’alternance  dans la  gestion.  Nous  allons  primer  les meilleures  ONG.  Le  CHAMCI  ne  peut pas  tout  faire.  Dès  lors  qu’il  y  a  des  ONG qui  sont  sur  le  terrain  dans  le  domaine  de la  santé,  dans  l’éducation,  le  social,  etc, on va regarder leur programme, on va les primer  et  on  va  les  aider  à  obtenir  des financements.  On  compte  instituer  une journée  dénommée  ‘‘journée  de promotion  des  projets  communautaires’’. Ceux  qui  ont  des  projets  et  qui  pensent être  utile  à  la  communauté,  ils  vont exposer  pendant  une  journée  sur  les avantages.  Ensuite,  il  y  aura  ceux  qui vont  financer  les  meilleurs  projets  et aideront  à  les  organiser.

Le CHAMCI est ouvert à tout le monde. Quel que soit votre formation, votre compétence, et vos revenus il y a du travail au CHAMCI.

 

Nous  pouvons  avoir  de  bonnes  idées pour  les  projets.  Mais  comment  les rendre  opérationnelles ?

Si  vous  n’avez  pas  un  système  de financement  des  projets,  les  efforts  ne serviront  à  rien.  C’est  le  plus  important.  Il faut  qu’on  ait  les  moyens  pour  rendre opérationnel  nos  idées.  Ce  n’est  pas seulement  les  cotisations.  Mais,  il  faut  un système  qui  permet  de  prendre  l’argent des  investisseurs  pour  les  investir  et  leur rendre  compte.  Sur  ce  plan,  nous  avons plusieurs  réflexions  dont  la  création d’une  banque  islamique.  Nous  savons aujourd’hui  que  la  Côte  d’Ivoire  est  sous bancarisée.  Seulement  15%  des personnes  sont  bancarisées.  En  plus d’eux,  nous  avons  les  musulmans  qui sont commerçants,  artisans  et transporteurs.  Ils  ont  tous  les  jours  la liquidité  sur  eux.  Par  ailleurs,  nous  avons à  peu  près  6000  musulmans  qui  vont  au Hadj  chaque  année.  On est  autour  de  25 milliards  de  chiffre  d’affaires  dans l’épargne  annuelle  des  musulmans.  Si on  met  ce  montant  dans  la  banque islamique,  on  crée  le  plan  épargne pèlerinage,  on  peut  créer  le  plan  épargne Tabaski,  plan  épargne  Ramadan.  En plus,  on  pourrait  financer  des  structures de  microfinances  islamiques  pour  aider nos  commerçants  et  artisans,  etc. Imaginez  que  toutes  les  Mosquées, association  musulmanes  mettent  leur compte  dans  cette  banque.  Aujourd’hui, nous  avons  les  microfinances  ‘‘Raouda finance’’  et  ‘‘Al  Barakat’’  qui  fonctionnent très  bien.  Est-ce  que  le  CHAMCI  ne  peut pas  leur  donner  un  coup  de  pousse  ? Peut-être  que  nous  n’allons  pas  créer des  microfinances,  mais  plutôt  appuyer ceux  qui  existent  déjà.  Nous  verrons comment  structurer  la  mobilisation financière  au  niveau  de  la  communauté.

Comment créer  les  partenariats  entre  les hommes  d’affaires  du  club?  Comment  faire  en  sorte  que  les hommes  d’affaires  travaillent  entre eux  pour  stimuler  leurs  affaires  et développer  la  croissance?

Aujourd’hui,  on  peut  trouver  des hommes  d’affaires  qui  ont  de  l’argent sans  passer  par  des  banques.  Nous devons  pouvoir  créer  en  notre  sein  le ‘‘crowdfunding’’.  Ensuite  dans  les  affaires au  niveau  même  de  la  communauté,  il  y a  des communautés  qui  peuvent  réaliser des  magasins  autour  de  leur  terrain.    Il faut  aider  ces  Mosquées  à  avoir  des sources  de  financement  de  leur fonctionnement  quotidien.  Pour  revenir au problème de Lycée des jeunes filles,  il y  a  un  besoin  de  formation,  mais  c’est aussi  une  opportunité  d’affaire.  Quand vous  avez  un  Lycée  de  2000  élèves, c’est  2.000  lits,  4.000  draps,  et  chaque matin,  c’est  au  moins  1.000  œufs,  1.000 pains.  Je  ne  vous  parle  pas  des  rations de  midi  et  du  soir.  Multiplier  ce  nombre par  trois  et  vous  verrez  que  ce  sont  des affaires.  Vous  avez  au  moins  trente personnes  qui  travaillent  là-bas.  Et  si vous  en  avez  dix.  En  plus,  vous  la paperasse,  le  matériel  bureautique (ordinateur,  imprimante,  etc.),  les  maillots de sport,  les  ballons,  etc.  Vous  créez  tout de  suite  un  circuit  économique  qui  est cohérent.  Donc  en  construisant  un Lycée,  ce  n’est  pas  seulement  une affaire  religieuse  mais  c’est  aussi  du business.

Comment  seront  financés  les projets?

Les  projets  seront  fiancés  d’abord  par  le CHAMCI  lui-même.  C’est  pour  cela,  au club,  on  a  créé  le  fonds  de  garantie  et  le fonds  d’investissement.  On  ne  peut parler  d’investissement  sans  garantie. Nous  voulons  financer  les  projets  à rentabilité  certaine.  Il  y  a  aussi  le  fonds de  solidarité  qui  regroupe  les  dons,  les zakats  destinés  à  financer  les  projets sociaux.    Selon  les  cas,  Nous allons  créer un  Groupement  d’Intérêt  Economique (GIE).  Il  y  aura  parmi  les  actionnaires,  le CHAMCI  lui-même,  la  fondation  du CHAMCI  et  des  actionnaires  parmi  les membres   mais aussi  des sympathisants du  club  qui  croient  à  nos  projets.  Les cotisations  concernant  le  fonctionnement du  club.  Ensuite,  les  actions  du  club.

Comment  sont  choisis  les  projets  du CHAMCI? L’un  des premiers critères,  c’est  de  savoir quelle  est  l’utilité  du  projet  pour  les membres  du  club  ?  Quelle  est  l’utilité pour  le  club?  Quel  l’impact  pour  la communauté  musulmane?    Quel  est l’impact  pour  la  société ?  Il  y  a  une question  fondamentale.  Quelle  est  la priorité?

Aujourd’hui,  la  priorité  est  de doter  le  club  d’un  siège  à  partir  de  2017. C’est  le  rôle  du  nouveau  Président. Lorsque  les  membres  du  conseil  des anciens  où  le  collège  des  doyens    va  se réunir  en  assemblée  avec  le  conseil aujourd’hui  mais  pour  demain.

C’est  d’abord  manifester  une  volonté  de travailler  pour  Dieu.  Dans  cet  élan  d’aide de  la  communauté,  il  doit  avoir  des  amis frères  et  sœurs  qui  partagent  la  même conviction,  les  mêmes  préoccupations que  lui.  C’est  entre  autres,  la  recherche d’investissement,  de  partenaires,  de garantir  les  investissements,  de  la pérennité  des  actions.  L’autre  avantage, c’est  de  trouver  dans  le  club,  des personnes  qui  n’ont  pas  le  même  métier que  lui  mais  qui  sont  nécessaires  à  sa réussite.  Ils  pourront  partager  les expériences.  Dans  les  moments  les  plus difficiles  ou  faciles,  il  aura  une  nouvelle famille.  A  travers  le  club,  il  trouvera  une plateforme  capable  d’aider  le  pays  à  se développer.  C’est  très  important  parce qu’un  pays  ne  peut  pas  se  développer avec  une  seule  communauté,  un  seul individu,  une  seule  ethnie,  mais  il  faut  la contribution  de  tout  le  monde.  Quand  on vient  au  CHAMCI,  c’est  une  belle aventure  qui  commence  et  continuera après.  La  plupart  des  membres  du CHAMCI ont construit  des  Mosquées.  Et ainsi,  le  club  peut  être  un  moyen  de pérenniser  les  actions.    Au  CHAMCI,  l’âge des  membres  varie  entre  32  ans  et  plus de  75  ans.  Les  pères  fondateurs  sont entre  70  ans,  75  ans  et  80  ans. Aujourd’hui,  ce  sont  leurs  fils  qui adhèrent  au  club.  C’est  le  signe  que  les pères  ont  commencé  à  passer  le  relai  à leurs  enfants.  Nous  sommes  une  famille. Nous  voulons  pérenniser  les  œuvres  de nos  pères  et  grands-pères.  C’est  la différence  avec  les  autres  associations. Nous  avons  mis  en  place  la  fondation CHAMCI  qui  se  chargera  de  pérenniser les  œuvres  du  CHAMCI.  Le  patrimoine, les  investissements  doivent  être  gérés par  la  fondation  CHAMCI.  Le  CHAMCI  a même  un  conseiller  diplomatique  qui analyse  nos  relations  avec  les ambassades et les pays étrangers.  Nous voulons  donner  une  image  moderne  de l’Islam.  Nous  voulons  être  loin  de l’extrémisme.

A  combien  s’élèvent  le  taux  de cotisation  des  membres ?

Les pères fondateurs  ont  été  clairs.  Dans le  club,  il  y  a  des  millionnaires,  des milliardaires  et  ceux  qui  ne  sont  ni millionnaires  ni  milliardaires  mais  qui  sont utiles  au  club.  Ils  ont  jugé  que  l’inscription soit  au  montant  de  100.000  F  CFA  et 20.000  F  CFA par  mois.  Ceux  qui  ont  les moyens iront dans le fonds de garantie et ceux qui n’ont pas assez de moyens iront dans  le  fonds  de  solidarité.  Donc, personnes  n’est  laissé  sur  le  trottoir. C’est  clair  qu’à  la  fin  de  2017,  les  choses vont  peut-être  changer  et  on  ne  paiera plus  par  mois mais par trimestre. Avant  la fin  de  septembre de l’année,  on doit avoir payé  toutes  ses  cotisations.

Quel  est  votre  message  de  fin ?

Le  CHAMCI  est  ouvert  à  tout  le  monde. Quel  que  soit  votre  formation,  votre compétence,  et  vos  revenus  il  y  a  du travail  au  CHAMCI.

Doukouré 0usmane (1er Vice président chargé de l’organisation, de la communication et du développement)

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