«Il faut mobiliser le maximum de ressources de telle sorte que la communauté musulmane ait un poids économique lui permettant de peser sur des décisions.»

Dans quelle circonstance aviez- vous été nomme comme Président du fonds de garantie?

C’est relativement récent. Il y a juste quelques mois que j’ai décidé d’adhérer au Chamci. Depuis quelques années, j’ai participe a quelques événements du club sans pour autant être membre. Il y a juste quelques mois, j’ai décide de faire une contribution importante en adhérant a cette organisation. C’est exactement le 23 juin dernier que le Président du Chamci, Mamadou Doumbia m’a fait l’honneur de me designer en qualité de Président du comité de gestion du fonds de garantie.

Pourquoi la nécessité de la création d’un fonds de garantie?

Le Chamci a la base, c’est le Club des Hommes d’affaires musulmans en Cote d’Ivoire. Comme on le sait dans l’une de ses attributions, cette organisation a pour vocation de créer des opportunités d’affaires et d’investissement pour ses membres et en partenariat avec d’autres personnes. Qui parle d’investissement, parle de capacité d’épargne, capacité d’investissement et de ressources. A l’instar de ce qui fait a l’échelle des nations, le Chamci a juge opportun de créer ce fonds de garantie qui pour moi, est une excellente opportunité pour les Hommes d’affaires musulmans. Ce fonds est destine a mobiliser des ressources des membres a l’intérieur. Mais aussi a l’extérieur, pour pouvoir offrir des capacités de financement plus importantes a chacun de ces adhérents.

Dans le cadre du Chamci, quel est le mécanisme de fonctionnement du fonds de garantie?

Ecoutez, un fonds de garantie a des règles de base. C’est avant tout, la mobilisation des ressources. Cette mobilisation des ressources doit se faire constante et permanente pour que les ressources qui permettront aux membres d’avoir des capacités de financement pour leur différentes activités, leurs différents investissements, que ce fonds-la puisse se renouveler. C’est vrai, nous sommes dans un cadre religieux, il est important que ce fonds se repose sur des règles conforment a l’éthique et aux principes musulmans. Mais depuis quelques années,

«A l’ instar de ce qui fait a l’ échelle des nations, le Chamci a juge opportun de créer ce fonds de garantie qui pour moi, est une excellente opportunité pour les Hommes d’ affaires musulmans »

a l’échelle de notre pays et bien d’autres pays de la sous-région, il y a des fonds de garantie qui se créent pour justement faciliter le financement a des PME et PMI. Il clair que le fait que le Chamci ait eu l’idée ingénieuse de créer ce fonds, va incontestablement aider a financer les opérations spécifiques des cadres musulmans et éventuellement, d’autres personnes qui ne sont cadres musulmans. Mais a l’origine, il s’agit d’apporter ce bras financier a la communauté pour permettre justement aux musulmans de s’adosser sur ce fonds de garantie, lever des ressources beaucoup plus importantes pour pouvoir réaliser leurs projets d’investissement.

Quelles sont vos missions des la prise de fonction?

Ma désignation est récente. Nous sommes en train de faire un état des lieux pour permettre de rassembler plus de personnes autour du fonds de garantie. C’est vrai, je suis Président. Mais, il ne s’agit pas d’une oeuvre individuelle. Il s’agit d’une Oeuvre pour l’ensemble de la communauté musulmane nationale. Donc, rassembler les ressources, les talents dans le domaine bancaire, juridique, économique et financier pour que toutes les ressources humaines susceptibles d’apporter un plus a la dynamisation de ce fonds-la puissent être répertoriés. Une fois que cela est fait, on a fait le point financier. Aujourd’hui, il y a un certain nombre de ressources qui sont disponibles pour le fonds. Mais, compte tenu des ambitions qu’on se fixe, ça va être des ressources a la marge. Donc, il faut aller plus loin. Comment faire en sorte que chacun des musulmans (hommes d’affaires ou pas) puisse financer ce fonds-la pour que la mobilisation des ressources soit plus importante. Aussi longtemps qu’on restera dans les choses de petite taille, les projets d’investissement malheureusement seront de petite taille. Nous voyons très grand pour ce fonds de garantie. Je pense qu’avec la contribution des uns et des autres, avec la bénédiction d’Allah, on pourra mobiliser des ressources plus importantes pour que véritablement les Hommes d’affaires musulmanes puissent avoir ce bras financier-la pour pouvoir réaliser les projets d’investissement d’envergure.

Et si on vous demandait d’être plus explicite?

Le mécanisme de fonctionnement d’un de garantie est très simple. Les contributions proviennent certes des membres. Donc, on connait a peu près la capacité de mobilisation des membres a l’échelle individuelle. Donc, on ne pourra pas aller chercher des sommes très importantes. Apres, il y a tout le secteur financier bancaire. Dans le cadre de ce que nous faisons, quels sont les projets d’investissement crédibles qui peuvent faire l’objet de financement de la part du secteur bancaire?

Une fois que cela est acquis ou bien structure, en tant que expert- comptable, on accompagne énormément les levées de fonds. Il s’agit a la base de monter des projets susceptibles d’avoir des financements. Ensuite, on peut repartir vers des institutions financières aussi bien au niveau local qu’international pour pouvoir accompagner ces projets-la. Le fonds de garantie sera le réceptacle de toutes ces mobilisations. Et c’est le fonds de garantie qui veillera a la bonne fin des opérations; de telle sorte que ceux qui bénéficieront de financement dans les conditions définies en accord avec les principes religieux puissent honorer leur engagement de remboursement a bonne date pour permettre le renouvellement de fonds. Il s’agit dans un premier temps, de mobiliser plus de ressources a l’intérieur des membres et a l’extérieur, ensuite de pouvoir soutenir les activités de financement des investissements.

Mais, quel était votre objectif de départ dans ce cas?

L’objectif de départ, c’est faire du fonds de garantie, un véritable bras financier pour la communauté musulmane en Cote d’Ivoire et principalement pour les Hommes d’affaires. Je voudrais saisir l’occasion pour faire une comparaison avec les pays. Aujourd’hui, les pays qui ont droit au chapitre, ce sont les pays qui ont les ressources les plus importantes. Aujourd’hui, il n’y a aucune décision a l’international qui se prend sans l’aval des Usa. Et ce, compte tenu de la prééminence économique et industrielle des Etats- Unis. En Afrique, les décisions les plus importantes sont prises par les pays qui ont des ressources les plus importantes. Dans le cadre de la zone Uemoa, la Cote d’Ivoire a une position importante. Donc, la Cote d’Ivoire a droit au chapitre. Si nous souhaitons que notre religion ait toute son éclosion, il va falloir que d’un point de vue financier, nous ayons une capacité importante. C’est bien, ce que nous faisons déjà d’un point de vue religieux. Mais dans le domaine des affaires, on peut aussi faire des choses qui apportent des impacts a nos différentes activités. C’est ce que nous faisons déjà d’un point de vue religieux. Il faut donc mobiliser le maximum de ressources de telle sorte que la communauté musulmane ait un poids économique important qui puisse lui permettre de peser sur un certain nombre de décisions.

Qu’est-ce qui est réalise a ce jour?

Il y a eu quelques financements pour quelques frères et sœurs a qui le fonds de garantie a alloue des ressources pour leur permettre de donner un peu plus de volume a leurs activités. ça reste des choses importantes pour eux. Mais pour moi, on n’est pas encore sur les objectifs. Il faut amplifier cela. Il faut que les montants que nous pouvons mobiliser soient de plus en plus importants de telle sorte qu’une personne manifestant la volonté de monter un projet important puisse avoir le soutien du fonds de garantie. Nous sommes au démarrage. On se fixe un objectif de très court terme qui permettra d’arriver a des volumes beaucoup plus significatifs.

Qu’est-ce reste a faire a votre niveau?

Tout est a faire, compte tenu des chantiers qui restent relativement importants. Le fonds n’est qu’a ses débuts selon moi. C’est le 4eme gala du Chamci. Donc, ce n’est pas une organisation très ancienne. Mais lorsqu’on se fixe des objectifs de cette nature, il faut voir dans le court terme, dans le moyen terme et surtout sur le long terme. Sur le long terme, les objectifs sont très clairs.

Quelles sont vos priorités en termes d’actions?

Les priorités sont très simples. Federer l’ensemble des hommes d’affaires musulmans autour du fonds de garantie. Cela semble important parce que ce sont les musulmans qui seront les bénéficiaires. Ensuite, mener les actions nécessaires pour mobiliser très rapidement le maximum de ressources. Ensuite, identifier en troisième lieu, les projets d’investissement susceptibles de bénéficier du fonds de garantie. Avec ces trois options, je pense qu’on pourra atteindre nos objectifs.

«IL’ objectif de départ, c’ est faire du fonds de garantie, un véritable bras financier pour la communauté musulmane en Cote d’ Ivoire et principalement pour les Hommes d’ affaires»

Qu’est-ce qui pourrait fonder votre espoir sur ce fonds?

 Je suis très optimiste sur ce fonds de garantie parce qu’il est en lien avec les prescriptions de la religion. On n’a pas tous les mêmes degrés de fois ni même les mêmes degrés de connaissances religieuses. Mais, je crois fondamentalement que mobiliser des ressources pour aider nos frères musulmans dans le cadre des principes religieux, avec un peu de chance, Dieu pourra nous accompagner dans la tache. C’est un projet place sous la bienveillance de Dieu. A cote de cela, c’est aussi notre propre capacité a faire des choses rigoureuses, professionnelles et techniques. C’est en cela que la mobilisation des compétences autour de ce projet-la devrait être un facteur important. Il n’y a aucune oeuvre qui pourra se réaliser si nous n’avons pas les compétences autour de cela. Nous allons recruter de manière spécifique quelques banquiers autour de ce projet, des banques sous-régionales. Il y a des notaires qui nous ont rejoints pour la formalisation après des opérations du fonds. Il y a des juristes, des experts comptables et tout naturellement, tous les Hommes d’affaires. Toutes ces compétences réunies, j’ai foi que nous devons pouvoir aller plus loin dans le cadre du fonds de garantie.

Qu’est-ce que l’équipe du fonds de garantie pourrait apporter comme contribution a la réussite du gala de bienfaisance en faveur des enfants malades du cœur?

Ce que nous pouvons apporter, c’est la mobilisation des cadres autour du projet de fonds de garantie. C’est une oeuvre collective. Il faudrait que tous les musulmans se mobilisent autour de la cause. C’est d’ailleurs cela qui a motive mon choix d’appartenir a cela. On se dit que nous vivons dans une communauté. Mais, nos actions sont parfois individuelles. Il n’y a aucun véhicule qui nous permettait de mettre nos forces ensembles. Le Chamci d’abord, ensuite les différents organes spécifiques qui se créent comme le fonds de garantie, permettent de réunir toutes les forces. Une fois les forces réunies, on pourra y arriver. Je voudrais inviter l’ensemble des cadres musulmans a se mettre autour de ce projet pour qu’ensemble on puisse faire quelque chose qui profite a toutes les fidèles de la communauté musulmane.

ABOU-BAKAR OUATTARA (President du comite de gestion du fonds de garantie)

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