« NOUS COMPTONS ÉTABLIR UN CHRONOGRAMME D’ACTIVITES 2017-2020 »

Comment s’est faite votre nomination en tant que Directeur exécutif du fonds d’investissement du Chamci ?

Les projets d’investissement, si vous voulez que des gens s’y intéressent, il faut que tout soit bien structuré. Pour l’exemple de l’école pour jeune fille, il faut que le projet soit vivant avant même qu’il n’existe. Il faut pouvoir trouver un architecte qui fera une sorte avant-projet. Il faut faire une étude économique en montrant la situation géographique de l’école, la cible visée, le mode de fonctionnement durant l’année scolaire, le modèle économique de l’école, la superficie du terrain qui abrite l’école, etc. Il y a des gens qui ont des moyens financiers. Mais, pour qu’ils adhèrent, il faut que le projet soit vivant. Qu’ils comprennent, qu’ils aient un minimum de montage au départ afin qu’ils sachent au moins ce à quoi l’édifice va ressembler. En un mot, élaborer une sorte de business plan bien complet.  Votre intronisation coïncide aussi avec la phase d’exécution de vision du nouveau départ du Chamci en 2016.

Comment se porte à ce jour votre projet ?

Le fonds d’investissement se porte bien. Chacun des responsables des commissions a eu sa feuille de route. On a eu plusieurs séances de travail. Chacun a eu sa feuille de route comme moi. J’ai des séances de travail en vue avec mon Président du conseil de gestion du projet. Il y a aussi un conseil de gestion, des membres qui m’aident un peu dans la fonction des activités du fonds.
Aujourd’hui, les attentes sont fortes. On l’a dit, le Chamci est une plateforme à la fois religieuse et qui a une portée business. Il est clair qu’un tel fonds suscite des intérêts et il a de gros enjeux. Ce sont des hommes d’affaires qui sont réunis et il y a beaucoup d’opportunités.

Comment se fait le financement des opportunités ?, comment se fait la mutualisation des ressources ? C’est un peu cela, le sens de l’existence de ce fonds-là. On peut avoir des projets. Mais, comment les financer ?

Quand vous vous tournez vers le marché financier local, celui qui existe déjà, les banques commerciales et que vous sollicitez 100 millions, on vous une garantie de 50 millions. Je pense que celui qui a 50 millions, ne va pas déjà chercher 100 millions. C’est une façon de vous dire que ce n’est pas toujours évident de lever des financements sur ce marché-là. Il y a beaucoup à faire. Dans le chronogramme qui nous a été donné, on est censé présenter notre programme d’activités de 2017-2020 courant décembre. On sait que les attentes sont fortes. On sait que les membres sont demandeurs. Car, si on dit qu’on est une plate-forme de regroupement d’homme d’affaire, après, il faut que les affaires vibrent et il qu’il y ait du business. Le véhicule pour ce business-là, c’est bien le fonds d’investissement.

Quel est le mécanisme de fonctionnement du fonds d’investissement Chamci ?

Le mécanisme est assez classique. Il y a un Président du conseil gestion, un Directeur exécutif et des membres du conseil de gestion. Dans le fonds, le Président et moi travaillions sur des sujets. Ce sont des propositions qu’on fait. Après ces propositions doivent être validées au niveau du conseil de gestion avant d’être porté au plus haute autorité du Chamci.

Qu’est-ce qui va se faire dans l’immédiat ?

D’ici décembre, il faut qu’on travaille sérieusement sur le plan d’activité 2017-2020. C’est la prochaine échéance. On essaie d’arriver vers un projet plutôt définitif qui sera transmis à la direction du Chamci. Le fonds d’investissement a aussi des actionnaires qui contribuent et ont souscrit au fonds. Normalement, chacun peut souscrire au fonds d’investissement. Tous ceux qui ont souscrit au fonds d’investissement, sont de faite actionnaires à ce fonds. Tout cela est politique à définir selon le programme d’activité de 2017-2020. Acteur de l’écosystème du marché. Mais, ce n’est pas ouvert à tous les marchés. Il est ouvert aux acteurs qui sont membres du Chamci. Donc, à ne pas confondre avec une structure de microfinance. C’est vrai qu’il y a certains membres du Chamci qui s’intéressent à des structures de microfinance, mais ça reste pour eux une source précieuse d’alternative de financement.

Quels sont vos objectifs à court terme ?

C’est d’inviter les membres à souscrire au fonds. Il faut pouvoir couvrir le programme d’activités. Car, si un n’existe que de nom et qu’après les mesures ne sont pas pris derrière pour le couvrir, on n’aura pas à atteindre nos objectifs. Je pense que jusqu’en 2020, on sera jugé sur cela. L’objectif pour moi, serait de couvrir au moins 90% des membres du Chamci. On a le potentiel.

Avez-vous un mot par rapport au dîner-gala de décembre prochain ?

C’est une occasion pour le club de montrer que dans l’intervalle, il y a des choses qui ont été faites en matière de gouvernance.

C’est-à-dire que toutes ces contributions ont été mises en caisse. On a nommé des personnes en bonne et due forme. C’est vraiment de montrer qu’il y a des instances au sein du Chamci qui existent, qui ont fonctionné, et qu’on s’est donné quand même une période de référence 2017- 2020 pour mettre des activités en route pour pouvoir faire un bilan. C’est l’occasion de présenter toutes ces structures du Chamci.

Avez-vous un message de fin ?

 C’est d’appeler les membres du Chamci à une forte mobilisation autour du prochain dîner-gala de bienfaisance en faveur de l’Ica. Le premier fut une réussite. Nous l’espérons encore cette année.

KARiM COULiBALY (Directeur executif du fonds d’investissement du Chamci)

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