Mais qui est véritablement Mohed Altrad ? Patron du groupe Altrad, spécialisé dans le bâtiment et les services à l’industrie, il achemine petit à petit son projet politique depuis fin 2017.

 

Mohed Altrad : Croire dans le collectif

Qui est-il ? Né pauvre et illettré en plein désert syrien, fils d’une femme répudiéedécédée quelques jours après sa naissance, il est aujourd’hui le dirigeant du Groupe Altrad. Mais ce n’est pas tout. Il est également président du Montpellier Hérault Rugby et l’auteur reconnu de nombreux romans et ouvrages de management.

Comment un bédouin de Syrie, destiné à garder des chèvres, a-t-il réussi à forcer le destin pour faire de sa vie une success story à l’américaine ?

Autodidacte dans l’art de la lecture, il a appris en collant son oreille sur la porte d’une classe. Un jour, un instituteur le remarque et décide de l’aider. Il rattrape rapidement son retard, s’érige à la première place de sa classe et obtient son BAC très rapidement. Le gouvernement syrien lui débloque par la suite une bourse qui lui permet de venir faire ses études à Montpellier. Il réussit à avoir un premier diplôme à l’université de Montpellier-II qu’il accompagne très vite d’un doctorat en informatique à l’université Paris-VIII.

Gravir les échelons étape par étape. Quel est son parcours professionnel ? Il débute comme ingénieur chez Alcatel, poursuit sa route chez Thomson pour ensuite travailler durant 4 années consécutives pour l’ADNOC (Abu Dhabi Oil Company). En 1985, il rachète avec son associé anglais Richard Alcock une PME, alors en faillite, spécialisée dans les échafaudages, MEFRAN, située dans l’Hérault. C’est le point de départ d’une grande histoire, celle d’ALTRAD, une société qui se développera par la suite dans le matériel pour le BTP et deviendra un immense groupe international multiculturel.

Une entreprise florissante.

En mars 2015, le groupe signe l’acquisition du groupe néerlandais Hertel et de ses 70 filiales à travers le monde, lui permettant de doubler de taille pour finalement atteindre fin 2015 les 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires, avec un effectif cumulé de 17 000 salariés à travers le monde. Aujourd’hui, Altrad est le numéro 1 mondial de la bétonnière, numéro 1 européen de l’échafaudage et de la brouette et enfin le numéro 1 français du matériel tubulaire pour collectivités. L’entreprise est même sur le maillot de l’équipe de France du rugby à XV.

Le multiculturalisme, une grande richesse

Chez Altrad, il n’y a pas de langue officielle, mais bien au contraire plusieurs langues et plusieurs cultures qui se mêlent et forment cette société si riche. Dans le groupe, on retrouve plus de 15 pays représentés et 8 langues parlées. La culture du groupe Altrad est unique car elle est dotée de valeurs durables. « Ce n’est pas pour aujourd’hui, ce n’est pas pour demain, c’est pour toujours », se confiait-il dans une interview. La preuve est que dans un séminaire, tout le monde entendra sa langue.

L’âme du bédouin

Comme le montre son roman initiatique Badawi, Mohed Altrad reste un bédouin dans l’âme, notamment dans sa manière de fonctionner, gouvernée par son instinct de survie. Sa philosophie ? Pour fonctionner, les circuits doivent être le plus court possible. Il n’a pas de secrétaire, il lit ses mails seul et ne s’entoure que de très peu de personnes. Son secret ? Une bonne organisation et seulement quelques heures de sommeil. Recevant pourtant près de 300 mails par jour, il ne dort que 3 à 4 heures par nuit et travaille les week-ends et pendant ses vacances.

Bâtir un empire solide

Avec des échafaudages et du béton, il peut construire des maisons solides alors que tout est éphémère dans le désert. Quant au nom Altrad, c’est sans aucun doute une revanche sur ce destin hors du commun, prouvant que tout est possible.

Entre optimisme et humilité, Mohed Altrad a choisi de garder le contrôle de sa société tout en conservant ses valeurs. Il a développé son entreprise à Montpellier, la ville où tout a commencé. Très engagé socialement, il semblerait qu’il soit désormais sur la bonne voie pour s’engager politiquement. Affaire à suivre…

Insuffler la culture du collectif

Une société se construit à plusieurs, par la force du collectif.

La communication et le partage de l’information

Communiquez, dialoguez, exprimez-vous, c’est primordial ! En effet, en partageant vos informations, vous construirez à plusieurs l’entreprise de demain, à votre image.

La transmission de la culture de l’optimisme et de l’humilité.

Les success stories existent, Mohed Altrad en est le parfait exemple. Monter les échelons et atteindre le sommet ne doit pas pour autant vous faire oublier vos valeurs, telles que l’optimisme et l’humilité, des qualités essentielles pour perdurer et nourrir votre ascension indéfiniment. Restez humbles et continuez de voir le positif plutôt que le négatif dans toutes choses, votre société et ses employés ainsi que votre entourage s’en porteront toujours mieux.

Vaincre les peurs du changement par l’écoute et la façon de manager

Enfin, les bonnes idées ne sortent pas seulement d’une seule bouche. Il faut apprendre à écouter ceux qui nous entourent afin de construire ensemble le monde de demain en acceptant le changement et en faisant collaborer les différentes générations ensemble.

Conclusion : Le management inspiré, un management ancré

Quelle est la recette pour un management inspiré ? Tout d’abord, mettez dans une entreprise les deux ingrédients principaux : l’accessibilité et l’autorité du manager. Mélangez le tout jusqu’à obtenir des fondations fortes, la base de votre société. Introduisez enfin le dernier ingrédient qui transformera le plat en mets succulant : la droiture. Pour une recette réussie, vous vous devrez de rester droit à chaque instant, même en conditions de tempête. A vos fourchettes, à vous de jouer !

Nathalie Mourrain

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Optimisme et humilité, leviers d’un leadership responsable

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