Après le Mali en début 2018, 5 autres pays africains devraient solliciter l’épargne publique internationale, via l’émission des obligations islamiques (sukuks) au cours du deuxième semestre de l’année, permettant ainsi de dynamiser le secteur, appris Ecofin, d’un rapport publié par l’Agence de notation Moody’s.

Le Kenya, le Maroc, le Ghana, la Tunisie et l’Algérie, ont signalé leurs projets d’emission de sukuks, et sont attendus sur le marché. Ces initiatives, auront pour but de mobiliser des ressources alternatives, susceptibles de les appuyer dans certains projets d’infrastructures.

Moody’s estime que, malgré un volume d’émissions en baisse au cours du premier semestre, le volume global des ressources mobilisées via les obligations islamiques devrait se rapprocher du niveau de 2017, entre 90 et 100 milliards $.

Ce mécanisme devrait en effet offrir une alternative aux pays concernés, dans un contexte international où la guerre commerciale lancée par l’Amérique de Trump, les bon chiffres de l’économie américaine, la suspension de l’offre publique initiale du géant saoudien Aramco, le renforcement du pouvoir présidentiel en Turquie et le risque de relèvement des taux par la banque centrale des Etats-Unis ont provoqué une fuite massive de capitaux dans les marchés émergent et frontières.

Agence Ecofin

5 pays africains se préparent à solliciter le marché des obligations internationales islamiques

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