Avec un encours actuel de 500 millions $, la Côte d’Ivoire est le premier pays africain, en terme de mobilisation de ressources via l’émission d’obligations internationales islamiques (sukuks) en Afrique, a constaté l’Agence Ecofin, de données publiées par l’unité analyses et recherches de l’agence américaine de notation Moody’s.

Parmi les autres pays du top 10, on retrouve trois autres pays de l’Union Monétaire Ouest Africaine, notamment le Mali, le Togo et le Sénégal.

Plus globalement, les pays de la CEDEAO ont fortement sollicité ce segment de marché des capitaux, avec des pays comme le Nigéria, la Gambie et l’African Finance Corporation (entité multilatérale basée au Nigéria) dans le classement des meilleurs émetteurs.

Moody’s estime que le potentiel de croissance des émissions d’obligations internationales islamiques en Afrique, est très important. Il est tiré par 18 pays, surtout ceux majoritairement peuplés de musulmans, qui sont généralement peu présents dans le système bancaire officiel, en raison de leurs principes réligieux qui s’opposent à la notion d’intérêts.

Aussi, le secteur n’est pas encore saturé, on retrouve seulement 80 institution financières islamiques dans la région et l’actif global des banques islamiques africaines n’était que de 27,1 milliards $ à la fin de l’année 2017, soit 1,7% des actifs bancaire globaux dans la région.

Ecofin

La Côte d’Ivoire et trois autres pays de l’UEMOA dominent le top 10 des émissions de sukuks en Afrique

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