Qui peut, aujourd’hui, prédire les limites de l’avancée technologique ? Les machines ont déjà commencé à remplacer l’Homme dans certaines de ses tâches et, lui, à se voir augmenté grâce aux neurosciences et à l’intelligence artificielle. La révolution technologique est bel et bien en marche.

Alors que la révolution technologique continue de courir, l’intelligence artificielle n’en finit plus de se développer. Au programme, robotique et neurosciences dominent le paysage. Que l’on parle de machines ou de l’Homme augmenté, la course à l’innovation chez les start-up se poursuit vitesse grand V.

Snips, un assistant vocal personnel

Créée par Rand Hindi en 2013, la plateforme vocale Snips est avant tout un laboratoire de recherche en intelligence artificielle. Concrètement, l’assistant combine la détection de mots clés dits « hotwords » avec la reconnaissance vocale qui transforme ces derniers en texte, mais aussi avec la compréhension du langage naturel, qui livre les instructions au système et génère des réponses. Sa technologie de reconnaissance 100 % vocale permet de garantir la confidentialité des données de son utilisateur en ne les reliant pas au Cloud. Son fondateur assure : « Nous sommes les seuls en mesure de faire cela aujourd’hui, ça nous permet de garantir la protection des données utilisateur, et d’être aligné avec le RGPD (Règlement Européen sur la Protection des Données). » Après une levée de 5,6 millions d’euros en 2015, Snips remet ça en réalisant un tour de table d’environ douze millions d’euros en juin dernier. « Les fonds levés vont nous permettre d’une part de poursuivre notre R&D et d’autre part de monter une équipe commerciale pour se développer à l’international », explique Rand Hindi. Alors que la start-up se penche exclusivement sur la reconnaissance vocale pour objets connectés, pour se différencier de ses concurrents, sa stratégie reste la même : « privacy by design ». Autrement dit, la protection de la vie privée dès la conception. Une devise forte appréciée dans un monde où la sécurité des données est sujette à polémique.

OrCam rend la vue aux aveugles et malvoyants !

Fondée en 2010 par Amnon Shashua et Ziv Aviram (cofondateurs de Mobileye, leader du système d’évitement des collisions et innovateur de conduite autonome, ndlr), OrCam rend les personnes aveugles ou malvoyantes plus indépendantes. De quelle manière ? En exploitant la puissance de l’intelligence artificielle et celle de la réalité augmentée, ainsi qu’en incorporant une technologie pionnière dans une plateforme portable. La paire de lunettes, qui fonctionne avec le système nomade OrCam MyEye 2.0, permet à ses utilisateurs de reconnaître les visages ou d’identifier des objets mais aussi de leur indiquer oralement les choses qu’ils ne peuvent percevoir. Pour l’anecdote, MyEye reconnaît même les billets de banque… Les fameuses lunettes ont également la capacité de mémoriser et de lire à haute voix les textes désignés par l’individu. Implantée à Jérusalem, OrCam a été valorisée plus de 600 millions de dollars. Côté produit, ce dernier est déjà commercialisé en France (où près de 1,7 million de personnes sont touchées par une déficience visuelle, ndlr) par Essilor, leader mondial du verre correcteur, pour un prix avoisinant les 3 000 euros. La mission d’OrCam : « améliorer la vie de 285 millions de personnes dans le monde. »

Augmenter notre cerveau : l’ambition de Neuralink

Jusqu’où ira l’intelligence artificielle ? Neuralink vient de repousser encore plus loin les frontières de l’avancée technologique. Mise au point en 2016 par le milliardaire Elon Musk, cette start-up californienne ambitionne de réorienter l’intelligence artificielle afin d’amplifer la capacité de nos cerveaux. Après tout, quoi de mieux que de rendre nos cerveaux super intelligents pour contrer une éventuelle forme de super intelligence qui viendrait contrôler le monde ? Pour y parvenir, il est question de concevoir des interfaces Hommes-machines par le biais d’implants dans notre cerveau afin de développer nos capacités cognitives. Plutôt que de laisser passer quantité d’informations vues sur le web à la manière d’une « bande passante », l’idée serait de connecter l’Homme à la machine grâce à des « cordons cérébraux ». Si le projet peut faire peur, son fondateur s’investit personnellement dedans et a déjà recruté plus d’une soixantaine de salariés. En attendant, pour connaître le résultat de cette fusion entre l’Homme et la machine, rendez-vous dans quelques années…

dynamique-mag.com

De l’intelligence artificielle aux neurosciences

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