Le coronavirus affecte de différentes manières le commerce des matières premières agricoles. Si des produits comme le soja et le blé souffrent d’une baisse des prix sur les marchés à cause de la baisse de la demande chinoise, ce n’est pas le cas de l’ail. Son prix s’envole en raison de la baisse des exportations en provenance de Chine.

La Chine est le plus grand producteur d’ail au monde, elle satisfait plus de 80% de la consommation mondiale. Mais depuis l’apparition du coronavirus, l’Empire du Milieu exporte beaucoup moins. Des mesures sanitaires affectent aussi bien la production que le transport. Cela provoque une pénurie et, par conséquent, le prix de l’ail grimpe sur les marchés.

C’est le cas aux États-Unis où 70% de l’ail est importé de Chine. Selon le ministère américain de l’Agriculture, le prix d’une tresse d’ail a progressé… jusqu’à 29% d’augmentation en février par rapport à il y a un an. Cette hausse est encore plus importante sur le marché de gros.

Une aubaine pour d’autres pays producteurs qui souffraient de la concurrence chinoise. L’Espagne, premier pays producteur d’Europe, commence à écouler ses stocks grâce à la demande étrangère. Les exportations ont progressé de 20%, voire 30% depuis le début de l’année. Les prix pour certaines variétés ont pris jusqu’à 40%.

L’ail espagnol commence à intéresser même des nouveaux marchés comme le Mexique, la Colombie, certains pays africains ou encore l’Indonésie. Les producteurs espagnols disent qu’ils ne pourront même pas satisfaire toutes les demandes. Ils restent conscients que cette situation est de courte durée. Une fois la crise terminée, l’ail chinois inondera à nouveau le marché mondial.

RFI

Coronavirus: le prix de l’ail grimpe
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